Sarkozy le censeur en échec

Publié le par Laute Alain

Elyse Lucet est toujours là. Ouf pour nous mais pas pour Sarkozy visiblement.

Elyse Lucet est toujours là. Ouf pour nous mais pas pour Sarkozy visiblement.

Sarkozy et Field

adeptes de la censure ?

 

Caroline Constant Jeudi, 8 Septembre, 2016 L'Humanité

 

Élise Lucet accuse Michel Field de céder aux pressions de l’ancien président, Nicolas Sarkozy.

 

Passera, passera pas ? Hier midi, personne ne savait encore si le sujet d’Envoyé spécial, programmé en urgence ce soir sur France 2 à 20 h 30, allait être diffusé ou pas.

Et pour cause : c’est Nicolas Sarkozy qui en est la « vedette », avec une enquête sur ses ex-amis de Bygmalion. Juste au moment où le parquet décide de renvoyer l’ancien président de la ­République devant le tribunal correctionnel sur ses frais de campagne de 2012.

Et à une semaine de la nouvelle émission politique de France 2, dont Sarkozy doit être le premier invité. À France Télévisions, le débat dure depuis deux mois, alors qu’il aurait dû être tranché en deux minutes. Car, révèle le Canard enchaîné, cette enquête devait à la base être diffusée dans Envoyé spécial le 29 septembre.

Michel Field, le directeur de l’information de France Télévisions, a fait pression sur Élise Lucet, qui dirige désormais la case des « Jeudis de l’info », pour que ce sujet soit remisé après la primaire de la droite, fin novembre. Élise Lucet a refusé. Michel Field a alors tenté de passer en force, en annonçant le sujet, dans une version tronquée de 26 minutes, pour ce soir.

La rédaction s’est mise vent debout contre sa décision. Élise Lucet accuse Field de céder aux pressions de l’ancien président.

Sur son blog, le journaliste Renaud Revel atteste que, en cas de diffusion du sujet, Sarkozy n’oublierait pas « ce mauvais coup ».

Censure, mainmise du politique sur le contenu des émissions du service public, refus de voir une enquête qui, visiblement, ne va pas aller dans le sens de ses intérêts : Sarkozy cumule. Et en matière de chantage il n’en serait pas à son coup d’essai : l’ancien PDG de France Télévisions, Patrick de Carolis, racontait hier dans le Parisien comment l’ancien chef de l’État avait proposé de renouveler son mandat, à condition qu’il se débarrasse de Patrice Duhamel, Arlette Chabot, Laurent Ruquier… Liberté d’informer, vraiment ?


 

 

 

Publié dans Politique

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