Exploitations : Revenir à l'échelle humaine

Publié le par Laute Alain

Que représentent les petites exploitations en France ?

À partir d’une définition validée par l’État, la Confédération paysanne donne un contour précis aux petites fermmes : un chiffre d’affaires HT (incluant l’aide à la production de la PAC) inférieur à 50 000 euros pour 1 unité de travail annuel (UTA, l’équivalent d’un temps-plein), jusqu’à 125 000 euros au-delà de 4 UTA ; un maximum d’aide à la production de 15 000 euros par UTA et de 20 000 euros au-delà de 2 UTA ; et une surface agricole utile (SAU) de moins de 30 hectares (ha) par UTA (jusqu’à 60 ha au-delà de 4 UTA).

Début 2016, on dénombrait 130 000 de ces petites fermes, soit 31 % des exploitations françaises – dont presque 50 % en Alsace et en Languedoc-Roussillon. Occupant à peine 5 % de la SAU nationale, elles fournissent pourtant quatre fois plus d’emplois par hectare que l’agriculture productiviste. Par ailleurs, plaide la Confédération paysanne, syndicat défenseur d’une agriculture à taille humaine, les petites fermes, par leur occupation du territoire rural, jouent un rôle « crucial » dans son attractivité et sa viabilité, contribuent plus à sa cohésion sociale que les grandes exploitations et entretiennent mieux le paysage ainsi que la diversité écologique. Autre atout : les petites fermes sont plus réactives aux changements et plus facilement transmissibles.

Hugo Boursier dans Politis n° 1437

 

Publié dans Ecologie

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