La fin de l'ère PS

Publié le par Laute Alain

Dessin de Acé sur le naufrage du PS

Dessin de Acé sur le naufrage du PS

1971-2017, l'ère du PS s'achève

 

Ça sent le faisandé. Et il n'y a vraiment pas de quoi s'en réjouir. En fin de compte ce sera encore l'immense majorité de notre peuple qui sera sanctionné.

Quand bien même Hamon serait, ce qui est probable, le candidat socialiste, il ne saurait gagner contre Fillon, Le Pen, Mélenchon ou Macron.

Si le candidat du PS se maintient dans la campagne de la présidentielle, il reste peu de chance qu'un candidat de gauche soit présent au second tour le 7 mai 2017.

Contrairement à Mélenchon, Hamon n'a pas de programme et sa proposition phare d'instituer un revenu universel est une mauvaise proposition car pas réfléchie et en opposition avec tous les autres candidats dont J.-L Mélenchon celui dont il est à priori le plus proche.

Sans programme et sans soutien, ce sera la défaite, l'ultime défaite après le retrait de Hollande, de la perte de la quasi totalité des Régions des Départements et des grandes villes.

Que reste -t-il au PS ? La réponse est « rien ». Ce n'est pas le petit million et demi de participants au premier tour de la primaire qui donnera du baume au cœur aux socialistes et à leur électorat qui soit dit en passant, se réduit comme peau de chagrin.

L'obstination du PS à se maintenir dans cette campagne se fera au détriment de ceux qui ont besoin de la gauche. Il est vrai que depuis cinq ans le terrain a été bien préparé par Hollande, Valls et les autres, y compris les frondeurs plus ou moins repentis comme Montebourg et Hamon qui n'ont pas réellement coupé le cordon avec la sociale démocratie malgré leurs discours respectifs.

Les électeurs ont d'ailleurs fait un choix clair qui reflète bien le clivage qui existe au sein du PS et du corps électoral. D'un côté un social-libéral pur et dur et de l'autre un socialiste réformiste, un socialiste traditionnel.

Mais que peut-on faire avec ça quand on sait que l'un ou l'autre ne « pèse » pas plus de 6 ou 8 % actuellement dans les sondages alors qu'un candidat comme Mélenchon est situé vers 15 ou 17 % . Mais un sondage n'est qu'un sondage nous l'avions expérimenté en 2012 lorsque de 15% nous étions retombé à 11,3 % avec cependant 4 millions de voix.

Maintenant, nos difficultés avec le PCF ne sont pas de nature à faire gagner une Gauche « rassemblée ». Laurent dit à qui veut l'entendre que les 4 millions de voix de Mélenchon de 2012 étaient les voix de l'électorat traditionnel Communiste. Il faut le faire. On sait très bien que le PCF seul pèse à peine 1 million de voix. Si le PC était si sûr de ses affirmations, il aurait présenté son candidat et aurait immédiatement demandé aux « Insoumis » de se rallier à ce candidat. Ce n'est pas le cas et pour cause. Ceux qui se retrouvent sous la bannière des Insoumis rejettent dans leur grande majorité les alliances à géométrie variable du PC. C'est toujours le cas aujourd'hui d'autant que Pierre Laurent continue sur cette trajectoire, demandant aux Insoumis de le laisser libre de faire des alliances avec qui il veut à gauche quitte à s'associer avec ceux qui nous ont trahis depuis cinq ans et par ailleurs de faire des élus sortants les candidats communs.

C'est pourquoi nous avons bien fait de présenter des candidats aux Législatives dans toutes les circonscriptions. Nous sommes en campagne et tout est mis sur la table des négociations. La porte des Insoumis est grande ouverte.

Nous proposons un choix de société qui tourne résolument le dos aux pratiques de la cinquième République. Notre sincérité ne peut pas être mise en cause, nous ne sommes pas comme les Le Pen qui cachent derrière un discours populiste et trompeurs une politique isolationniste rétrograde et raciste ayant un effet papier tue-mouches sur un électorat en perte de repère.

Les innombrables oiseaux de mauvais augure distillent leur venin à longueur d'antennes, ils sont commentateurs, journalistes, femmes ou hommes politiques, spécialistes ou sondeurs. Ils nous prédisent un duel final des plus alléchant : Le Pen / Fillon. Pour ces gens là c'est indiscutable, tout est déjà écrit. Alors à quoi bon se bouffer la rate puisque la gauche n'a aucune chance de figurer dans le duo final ?

Ils ne nous décourageront pas, nous irons jusqu'au bout avec toutes celles et tous ceux qui prennent conscience qu'une chance existe et qu'elle doit être saisie. Insoumis, communistes, socialistes et toutes celles et ceux qui sont dans des mouvements de Gauche comme « Ensemble » doivent prendre conscience que nous pouvons et devons gagner ensemble.

Il y aura des discussions, des concessions de part et d'autre c'est indéniable, mais j'affirme que si une chose est non recevable, c'est bien la prégnance des partis politiques sur le mouvement des Insoumis. Notre porte ne peut rester ouverte qu'à ce prix. Il y va de la responsabilité de chacune et de chacun. Les dogmes d'où qu'ils viennent, entraînent ceux qui les suivent dans un dilemme inextricable. Aujourd'hui faire le choix entre « le parti » ou « l'avenir en commun » ne débouche que sur une seule réponse. Construisons-la en commun.

La question posée en ces termes va dans le bon sens et la réponse est incontournable, c'est l'humain d'abord avec un programme de référence construit avec les gens pendant des mois « l'Avenir en commun ».

Alain Laute

 

 

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unité8993404 23/02/2017 16:25

En tant que citoyen de gauche je demande humblement aux responsables de la France insoumise,du PS (Hamon,Cambadelis notamment),d’EELV (et de tous les autres mouvements de gauche bien sûr)de bien vouloir mettre leurs querelles partisanes (& d'ego)de côté afin de s'unir pour éviter la catastrophe démocratique qui s'annonce dans quelques mois et donc se hisser à la hauteur des évènements.Les responsables de la gauche dans les années 1930 avaient réussi cela et avaient ainsi permis à la gauche française de réaliser d'importants progrès pour le monde du travail,pour la France,pour la dignité du plus grand nombre.Se hisser à la hauteur des évènements n'est jamais chose facile mais il y va de l'intérêt supérieur du pays.L’unité de la gauche est devenue,non pas une coquetterie ou un luxe mais une nécessité vitale pour NOUS tous.Je vous dis donc chers dirigeants:de l'audace!ne craignez pas d'être comparés à vos aînés,à ceux qui vous ont précédé dans le combat POUR le progrès économique et social,de l'AUDACE !!