Pervers, TRUMP est obsédé par le sexe des femmes ?

Publié le par Laute Alain

Trump a  4 ans pour résister à la rebellion du peuple américain

Trump a 4 ans pour résister à la rebellion du peuple américain

Guerre aux femmes : l’IVG dans le viseur

Etats-unis Christophe Deroubaix Mercredi, 25 Janvier, 2017 L'Humanité

Le nouveau président a interdit le financement d’ONG favorables au droit à l’avortement. Un anti-IVG sera nommé à la Cour suprême.

Donald Trump ne fait pas la guerre aux femmes seulement en paroles. Aussitôt assis dans le fauteuil présidentiel du bureau ovale, il est passé aux actes. Quelques heures après les immenses Marches des femmes qui ont rassemblé des millions de personnes (et pas uniquement du genre féminin) dans tout le pays, il a lancé l’offensive contre le droit à l’avortement. Lundi, il a signé un décret interdisant le financement par des fonds publics fédéraux d’ONG internationales favorables au droit des femmes à disposer de leur corps et œuvrant à l’étranger. Il renoue ainsi avec la pratique de ses prédécesseurs républicains, Ronald Reagan ayant été le premier à s’y adonner. George W. Bush avait pris la même mesure après que Bill Clinton l’eut abrogée. Obama avait à son tour levé les restrictions après la présidence Bush. Selon des experts, cette « politique de Mexico » a plutôt eu un effet contre-productif puisque, en fait, la baisse des financements a affecté les politiques de prévention… conduisant à un nombre croissant de grossesses non désirées.

Mais Donald Trump a promis d’aller plus loin que la seule bataille sur le front de l’aide étrangère. Durant la campagne, il s’est engagé à nommer à la Cour suprême un juge opposé au droit à l’avortement. Ce dernier est constitutionnel depuis un arrêt – connu sous le nom Roe v. Wade – rendu par cette même instance judiciaire en 1973. Depuis plus de quarante ans, la droite religieuse n’a cessé de mener le combat. Elle a trouvé dans le Parti républicain un véhicule politique. Dans les États qu’il dirige, des lois locales entravent l’exercice de ce droit pour les femmes. Ils le sapent via le financement ou plutôt l’arrêt du financement du planning familial comme des hôpitaux. Avec Trump, le lobby des chrétiens évangélistes rêve d’en finir avec cet acquis des années 1970. Après avoir opté durant les primaires pour l’un des leurs, le sénateur du Texas Ted Cruz, ils se sont ralliés massivement au nominé. Celui-ci leur a donné des gages en choisissant comme vice-président Mike Pence, évangéliste lui-même, opposé au droit à l’avortement et au mariage gay. Une immense majorité des électeurs évangélistes avaient voté, le 8 novembre dernier, Trump, pourtant peu raccord avec leur idée de la morale. Trump a décidé de le leur rendre.

 

Publié dans Politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article