Primaire socialiste, un non sens

Publié le par Laute Alain

Dessin de Placide, c'est le choix du quinquénat assumé plus ou moins, mais quel résultat !Dessin de Placide, c'est le choix du quinquénat assumé plus ou moins, mais quel résultat !Dessin de Placide, c'est le choix du quinquénat assumé plus ou moins, mais quel résultat !

Dessin de Placide, c'est le choix du quinquénat assumé plus ou moins, mais quel résultat !

Primaire socialiste :

l'entre soi et la mort du PS

Loin de moi l'idée de m'offusquer de la participation de quelques socialistes dans la campagne électorale pour accéder à la Présidence de la République. Démocratie oblige. Cependant je m'interroge sur le niveau de réflexion de ces gens là.

Que cherchent-ils véritablement ? Satisfaire leur ego ou répondre aux besoins du Pays, aux besoins de toute notre population ? Mais que cherchent-ils donc à démontrer, ces gens d'un même Parti, tous aussi amnésiques les uns que les autres ?

Cette caractéristique n'a échappé à personne sauf aux « impétrants » et à leurs soutiens inconditionnels tout aussi amnésiques qu'eux. Ces candidats se réclament tous du socialisme, mais de quel socialisme parlent-ils quand ils se présentent sous le vocable « Rassemblement Populaire », bradant au passage le label « PS », tant ils sont mal à l'aise sous leur propre drapeau ?

Si j'en juge sur les pratiques et les résultats des cinq dernières années sous la houlette de François Hollande, le Président normal, je ne vois pas trop où se situe la frontière entre « leur Gauche » et la Droite Républicaine. Vous constaterez que je fais encore une différence entre cette droite et celle des ultras libéraux proches des idées extrêmes du FN, véhiculées par Sarkozy ou Fillon, son dauphin.

Cela dit, un Valls ou un Macron valent bien un Juppé, même si Macron, le représentant du Medef et des banques ne s'aligne pas aux côtés des sept mercenaires de la primaire socialiste, et ose de surcroît se déclarer candidat hors système.

Quand aux autres, ils élargissent l'éventail politique et sa palette de couleurs. Du presque bleu de Valls en passant par des nuances rosées chez Montebourg, jusqu'au rose traditionnel que j'ose attribuer à Hamon mais pour combien de temps puisque tous unanimes disent vouloir se rassembler derrière le gagnant du concours, reniant de fait toutes leurs plus ou moins bonnes intentions, preuve de plus s'il le fallait que cette primaire ne sert à rien.

Tout cela ne fait pas pour autant une vraie gauche, car je ne crois pas que le réformisme produise une gauche acceptable. En tout état de cause c'est le choix opéré sous l'ère Mitterrand à Épinay en 1964 par les socialistes de l'époque pour contrer le PCF qui lui, osait remettre en cause ce capitalisme obséquieux qui n'a cessé depuis de s'enhardir grâce aux choix assumés par Mitterrand, Jospin et Hollande.

Dans ces conditions l'aveu d'impuissance et surtout d'échec de Hollande qui s’exonère un peu facilement à rendre compte devant la Nation, va rendre service à qui ? Après tout ne vient-il pas de démontrer que son échec est aussi l'échec du staff qu'il a nommé pour conduire la politique nationale pendant cinq ans. Alors pourquoi les sept colistiers persistent-ils à organiser une primaire ? Pour désigner le plus à droite ou le moins à gauche du lot ou opérer, pourquoi pas, un retour à la maison socialiste ?

Si tel est le cas, ce dernier choix n'a pas besoin de passer par la case primaire. Cette étape ne sert évidemment à rien si ce n'est à retarder le plus possible l'entrée en campagne de leur candidat. Sauf que tout est fait comme si le candidat devait être Valls, sorte d'héritier naturel du fait de sa position de premier ministre, même s'il critique très fort la politique qu'il a conduite lui-même depuis 2013. Un comble en quelque sorte!

Pour ma part je crois que Valls sera troisième, comme Sarkozy à droite. Je crois encore que les militants socialistes sont les décideurs, maître chez eux. La dernière chance de survie du PS repose sur ce choix. Soit ils restent campé dans l'inconfortable posture sociale libérale et disparaîssent corps et bien, soit ils se ressaisissent et se rangent derrière J-L Mélenchon le plus à gauche de tous les prétendants au trône.

Celui qui incarne à mon sens la vraie gauche, c'est Jean-Luc Mélenchon, qui est parti en campagne au moment où il fallait et qui est actuellement le mieux placé au niveau des idées, du contenu de son programme, sur la méthode pour construire une autre politique sociale, économique, pour l'emploi, une nouvelle Constitution et une République en phase avec les nécessités de notre époque.

Alain Laute

Publié dans Politique

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