JL Mélenchon commémore l'abolition de l'esclavage en France

Publié le par Laute Alain

Le seul candidat à commémorer ce samedi 4 février l'abolition de l'esclavage en France

Le seul candidat à commémorer ce samedi 4 février l'abolition de l'esclavage en France

En souvenir du peuple opposé à l'esclavage

Aurélien Soucheyre Vendredi, 3 Février, 2017 L'Humanité

Jean-Luc Mélenchon se rend samedi 4 février, date anniversaire de la première abolition de l’esclavage en 1794, à Champagney (Haute-Saône), où les habitants réclamèrent cette mesure au roi dans leur cahier de doléances, en 1789.

Jean-Luc Mélenchon sera le samedi 4 février à Champagney, en Haute-Saône. C’est ici qu’est né en 1789 le Vœu de Champagney, demandant l’abolition de l’esclavage des Noirs. « Les gens de ce petit village ont écrit, dans leur cahier de doléances et leur lettre au roi, que l’on ne pouvait pas traiter les gens de cette façon, puisque tous les êtres humains étaient semblables. Ils utilisent pour la première fois ce mot dans le vocabulaire politique, raconte le candidat de la France insoumise, soutenu par le PCF, dans une vidéo sur YouTube. Ils ont témoigné pour notre honneur : quand le peuple français a eu à s’exprimer sur cette question, il était contre. »

Écrivant ne pas pouvoir penser « aux maux que souffrent les nègres dans les colonies, sans avoir le cœur pénétré de la plus vive douleur, en se représentant leurs semblables (…) être traités plus durement que ne le sont les bêtes de somme », les habitants de Champagney ajoutèrent ne pouvoir « se persuader qu’on puisse faire usage des productions des dites colonies si l’on faisait réflexion qu’elles ont été arrosées du sang de leurs semblables ». Ce vœu, devenu célèbre, a donné lieu à la création de la Maison de la négritude et des droits de l’homme dans la commune, depuis laquelle s’exprimera Jean-Luc Mélenchon.

« Je voudrais marquer d’une pierre blanche cet instant magnifique »

Les Champagnerots ne furent pas les seuls à s’élever : lors des États généraux de 1789, quatre cahiers de doléances rédigés par le Tiers état demandèrent l’abolition de l’esclavage. Deux autres issus de la noblesse et quatre envoyés par le clergé firent de même.

En tout, 23 cahiers réclamèrent l’abolition de la traite.

En outre, les habitants de Toulon-sur-Arroux (Saône-et-Loire) se distinguèrent en appelant à ce « que sous l’Empire français, il ne reste aucun vestige d’esclavage ! Que la mesure de la fortune publique ne se calcule plus sur le nombre des malheureux ! Enfin que l’esclavage soit aboli dans les colonies, que la nation renonce pour toujours à la traite des nègres, et que le Roy, suivant le mouvement de son cœur, daigne inviter toutes les nations à abjurer ce monstrueux commerce, par un pacte général que l’humanité réclame ».

Le choix du déplacement de Jean-Luc Mélenchon un 4 février n’est pas anodin et fait écho à l’aboutissement de ces revendications, puisque c’est le 4 février 1794, en pleine Révolution française, que fut aboli pour la première fois l’esclavage.

« Je voudrais marquer d’une pierre blanche cet instant magnifique. À notre tour d’être dignes de nos anciens. Nous ne supportons pas l’esclavage social qu’endurent tant de gens dans ce pays, qui souffrent au travail. Nous ne supportons pas l’esclavage de la relégation auquel tant de personnes sont contraintes par le chômage. Nous ne supportons pas la condition de sous-citoyens de ceux qui n’ont même plus d’adresse parce qu’ils sont dans la rue, et n’ont plus aucune capacité de participer à la vie de la communauté humaine », s’indigne le candidat à la présidentielle dans la vidéo.

 

Publié dans Politique

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