Mélechon pour un accord de gauche hors des partis

Publié le par Laute Alain

Mélenchon sur France 2

appelle Hamon et Jadot

à se rassembler hors des partis

Décidément la chaîne de télé France 2 reste égale à elle-même. Le « deux poids deux mesures » réservé à leurs invités n'a pas échappé à la règle hier soir. Les mamours pour les représentants des classes dominantes et les coups bas pour celles et ceux qui se posent résolument contre leur système s'est encore vérifié.

Toute la soirée n'aura été qu'une incessante recherche de provocations, Pujadas et Salamé n'ont pas vraiment animé le débat, ils sont tombés dans les caricatures habituelles avec l'aide de leur deux co-animateurs, Langlet et Rissouli.

Mélenchon a bataillé ferme pour pouvoir exposer ses propositions. Du côté des animateurs on a eu droit à toute la litanie habituelle, Poutine, Syrie, Le Pen, Castro, les immigrés, Calais, le nucléaire, l'Euro, l'Europe, en tentant à chaque fois de dénaturer la vérité avec des affirmations fausses comme a tenté de le faire l'inénarrable Langlet ce brillant économiste qui s'est fait encore une fois rembarrer sur ses comparaisons oiseuses avec le programme de Le Pen, quelle méconnaissance, quel mépris pour les 260 000 soutiens et tous les autres anonymes qui partagent nos idées et nos objectifs.

Le plus drôle fut l'épisode de « l'arroseur arrosé », quand Torreton « l'invité surprise » de Pujadas ne posait pas la question attendue, car combinée en coulisse avant l'émission, sur le désistement de Mélenchon en faveur de Hamon, tout simplement parce qu'il a été convaincu par la position préalablement exposée par Mélenchon. C'est alors que Pujadas qui insistait pourtant lourdement auprès de son invité s'est vu contraint de poser lui-même la question face à un Torreton embarrassé mais sincère et un Mélenchon franchement rigolard. Quand à Salamé, enceinte jusqu'aux dents elle souriait, l'air gêné, comme elle le faisait déjà chez Ruquier.

On a pu observer la même chose avec cette invitée, habitante de Calais, déballant « son » problème pour finir par dire qu'elle voterait Le pen. Le deale était donc celui-là. Mais Mélenchon a retourné la dame (et Rissouli) en lui exprimant sa solidarité et sa compassion, lui demandant de s'adresser aux responsables politiques de la Région pour qu'ils daignent s'occuper d'elle.

Quand à la prestation de Pécresse, ce fut lamentable. Le fait de savoir qu'elle puisse devenir la première ministre de Fillon, ça fout les jetons. Mais nous n'en sommes pas là.

Le candidat de "la France Insoumise " a pu malgré tout exposer entre deux embrouillaminis sa vision sur ce qu'il conviendrait de faire pour notre pays, ouvrant à qui voulait l'entendre la discussion avec Hamon entre autre, formulant en direct trois propositions dont un débat public sur France 2 sur l'Europe, de l'accompagner dans la marche du 18 mars à Paris pour une VIème République et une rencontre dimanche 26 février, considérant que nous sommes à 60 jours du premier tour, date pour date, avant le premier tour du 23 Avril.

La balle reste dans le camp de Hamon. Le changement tant attendu par les citoyens de notre Pays ne se fera pas avec les appareils politiques en place, donc, ni en négociant avec le PS, le PC ou les verts, ce qui ne signifie en aucun cas la rupture avec celles et ceux de gauche qui appartiennent à ces formations politiques. C'est tout le sens du message adressé encore une fois hier soir par « la France Insoumise » et son candidat Jean-Luc Mélenchon.

Plus d'embrouille avec les partis, rassemblons-nous sur des objectifs communs hors partis !

Alain Laute

 

 

 

Publié dans Politique

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