Rejet des chefs et des partis

Publié le par Laute Alain

Les promesses des chefs on en veut plus.

Qu'ils soient de gauche ou de droite, il est hors de question de se laisser embobiner encore une fois par des appareils politiques qui à la première occasion nous trahiront encore.

A gauche, on a déjà donné et ça nous coûte cher.

Moi je veux bien discuter avec Hamon, Jadot, Autain, Laurent et autres personnalités vraiment à gauche, mais je ne veux pas discuter avec les appareils en tant que tels.

Je considère qu'il nous faut aborder les discussions dans le prolongement politique du principe de laïcité. Chacun a le droit d'appartenir au mouvement ou au parti démocratique qu'il veut, c'est son droit le plus absolu, mais je ne veux pas que les discussions soient conditionnées par les appareils et les dogmes qui bien souvent les accompagnent.

La période que nous quittons avec ce déplorable quinquennat ne peut être réactivée avec les mêmes pratiques.

Nous devons proposer autre chose de plus démocratique, une vision du monde optimiste et construite avec le plus grand nombre. C'est le challenge du XXIème siècle.

De ce point de vu, la construction du programme « l'Avenir en commun » est remarquable et unique en France. L'appel très large à une participation citoyenne à permis pendant plusieurs mois de construire notre programme. Il est de ce fait l'émanation majoritaire des citoyens et d'experts es-qualités.

Ce programme n'est pas à prendre ou à laisser, il est une base sérieuse.

Où est le programme de Hamon? Il va nous sortir de son chapeau un truc qui doit faire consensus au sein du PS, l'objectif principal étant la recomposition de son parti et pas l'avenir de la France. On ne bricole pas avec notre avenir. Les 260 000 soutiens à JLM2017 ont bien compris cela et disent à Hamon d'arrêter de se comporter en chef de fil d'une gauche qui ne veut pas marcher au pas derrière le PS.

C'est foutu disent les uns, on peut encore y arriver disent les autres. Non ce n'est pas foutu et pour y arriver il va falloir que Hamon, Jadot et Laurent sortent d'une conception de la politique datant du XXème siècle, qui positionne les appareils, les leurs en priorité, comme incontournables et considèrent que sans eux rien ne peut se réaliser. Les hommes et les partis pour moi, ça fait deux.

Quelle erreur d'appréciation, quel mépris des gens et de leur intelligence. Un programme pour un programme, des alliances pour des alliances, le tout sans contenu, c'est d'une autre époque. Visiblement, ça, ils ne l'ont pas encore assimilés.

Alain Laute

Perche Insoumis

 

 

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