Vent de panique à droite

Publié le par Laute Alain

Il fait une drôle de bille, ça sent pas bon

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Vent de panique dans le camp Fillon

 

Mercredi, 1 Février, 2017 Humanite.fr

François Fillon a répété qu’il n’avait « rien à se reprocher » et supplié son camp de tenir encore deux semaines. « On a 15 jours à tenir car on sait que dans les 15 jours qui viennent, on aura les résultats de cette enquête. » Ce surcroît de délai demandé aux parlementaires révèle bien le vent de panique qui secoue la droite.

Opération contre-attaque. Pour une fois, depuis le début de l’affaire du « PenelopeGate », les violons ont été accordés, et les éléments de langage soigneusement préparés dans l’équipe Fillon pour répondre aux nouvelles révélations du Canard Enchaîné, selon lesquelles l'épouse et les enfants de François Fillon ont perçu près d'un million d'euros de salaires en tant qu'assistants parlementaires. « Les tenants du statu quo cherchent à éliminer le candidat capable de provoquer l’alternance », expliquait sur Twitter un compte non officiel Avec Fillon 2017, accompagné du mot-clé #StopChasseALHomme. Des robots et des faux comptes ont été utilisés pour démultiplier ce message sur le réseau social. « On se demande si on ne veut pas tuer l’alternance politique dans ce pays », a réagi sur Europe 1 Gérald Darmanin, comme si la victoire de la droite en avril était une évidence, un dû.

François Fillon, dans une réunion à huis clos avec l’ensemble des parlementaires LR, mercredi 1 février, est allé encore plus loin : «Cette affaire on sait d'où elle vient, elle vient du pouvoir, elle vient de la gauche », a commenté le candidat de la droite à la présidentielle, selon des propos rapportés par des participants à l'AFP. Le Sarthois a ensuite dénoncé un « coup d’Etat institutionnel ». Réplique immédiate de l’Elysée : « Le seul pouvoir, en l'occurrence, c'est celui de la justice, qu'on doit laisser travailler, et les seules exigences sont celles de la transparence et de l'exemplarité. »

François Fillon a répété qu’il n’avait « rien à se reprocher » et supplié son camp de tenir encore deux semaines. « On a 15 jours à tenir car on sait que dans les 15 jours qui viennent, on aura les résultats de cette enquête. » Ce surcroît de délai demandé aux parlementaires révèle bien le vent de panique qui secoue la droite. Certains ont déjà sorti les couteaux. "Je pense que le résultat des primaires est aujourd'hui caduc face à cet événement imprévisible (...) qui se situe non seulement sur le registre judiciaire mais sur le registre éthique et moral", a déclaré George Fenech, député LR du Rhône, sur franceinfo. "Je crois que la situation est très, très compromise", a-t-il ajouté, disant "exprimer tout haut ce que beaucoup, beaucoup de parlementaires pensent tout bas" à propos de la candidature de François Fillon. Le juppéiste Philippe Gosselin, député de la Manche, a lancé "un appel" au maire de Bordeaux "pour qu'il réfléchisse à la possibilité de prendre le relais de François Fillon".

 

Publié dans Politique

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