Fillon et Le pen en alliance morale

Publié le par Laute Alain

Cheval borgne et cheval de Troie

La vieille maison « droite-libérale » est tellement bancale que les alliances immorales et feutrées d'hier apparaissent au grand jour comme les étaies indispensables à son renfort.

Il y a si longtemps que la droite fricote avec la famille Le Pen, les loups ne se mangeant pas entre eux, qu'il faut bien libérer les consciences bonnes et mauvaises, ce sont les mêmes chez ces gens là, et dire tout haut ce qui était imprononçable hier.

Le père dit ceci, la fille dit cela et la nièce s'en bat l’œil du grand-père.

Ces gens là ne nous veulent pas que du bien.

Alain Laute

 

Samedi 28 janvier 2017

Jean-Marie Le-Pen vole au secours de François Fillon

Jean-Marie Le-Pen, co-fondateur du FN, a estimé ce vendredi que François Fillon, dont la femme est soupçonnée d'avoir occupé un emploi fictif, est visé par une "boule puante" pour "essayer de le faire trébucher".

"Je pense que ce n'est pas parce qu'on est la femme d'un député qu'on ne peut pas être sa collaboratrice", a expliqué Jean-Marie Le Pen dans son "Journal de bord" mis en ligne vendredi."Je trouve assez scandaleuse l'offensive lancée contre la liberté des parlementaires de se choisir et de gérer les crédits pour l'assistance. C'est au député de savoir de qui il a besoin, quelles sont les meilleures compétences", explique l'ancien président du FN qui n'évoque pas le caractère éventuellement fictif de l'emploi.

Selon lui, "ceci doit se passer du contrôle de l'exécutif sur leurs compétences, c'est scandaleux". Il a évoqué les enquêtes menées au parlement européen au sujet d'assistants parlementaires FN, soupçonnés de ne travailler en fait que pour le parti d'extrême droite. "C'est une volonté selon moi de l'administration du Parlement européen" de contrôler ces situations, a-t-il dénoncé."Il en est de même pour François Fillon, c'est évident que c'est une boule puante qu'on lui lance dans les jambes pour essayer de le faire trébucher", fait-il valoir.Pour Jean-Marie Le Pen, "c'est évident que ce ne sont pas ces sommes-là qui vont en faire un homme très riche ».

Et la fille

La présidente du FN Marine Le Pen lors d'une conférence à Paris le 26 janvier 2017

Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, a raillé vendredi François Fillon, qui affronte une enquête judiciaire sur l'emploi de sa femme comme assistante parlementaire, et dont "un certain nombre de ses amis commencent à se poser la question de qui va le remplacer".

"Il n'est pas très bon signe pour Fillon qu'un certain nombre de ses amis commencent à se poser la question de qui va le remplacer", a moqué Mme Le Pen, lors d'une conférence de presse à Denain (Nord) lors d'un déplacement sur le thème des séniors.

Le matin, Alain Juppé, son rival perdant fin novembre à la primaire organisée par les Républicains, avait exclu "clairement et définitivement" d'être un recours.

Pour Mme Le Pen, le vainqueur de la primaire organisée par le parti Les Républicains fin novembre est "en butte à une forme de confrontation entre les leçons qu'il a données lui-même à sa propre famille", référence à ses nombreuses déclarations sur son "irréprochabilité", "et la nature des faits qui lui sont reprochés".

Savoir si M. Fillon pouvait employer son épouse Penelope comme assistante parlementaire est "un débat de diversion" pour la candidate à la présidentielle.

"La question n'est pas de savoir si les députés peuvent travailler avec des membres de leur famille -- on pourrait décider de l'interdire si on veut l'interdire --, mais la question est de savoir s'il y a eu un vrai travail d'assistant", a dit la dirigeante d'extrême droite.

Ces accusations, "ce n'est pas tellement mon problème, c'est celui de la droite pour M. Fillon, celui de la gauche pour M. Macron", l'ancien ministre de l'Economie et candidat à la présidentielle ayant rejeté les soupçons sur l'utilisation de frais de représentation quand il était à Bercy.

Marine Le Pen a estimé que c'est aux soutiens du candidat de la droite "qu'il faut poser la question pour savoir s'ils ont été convaincus par les explications de M. Fillon. J'ai l'impression qu'un certain nombre de soutiens n'ont pas été convaincus, c'est leur souci."

 

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88pasfillonesque2 04/04/2017 16:43

Le maintien de la candidature Fillon,envers et contre tout,est une atteinte à l'ordre public,un trouble à l'ordre public.Ce scandale qui porte atteinte aux institutions de la France (reposant sur la loi)et à l'Etat de droit (la République ne saurait être dirigée par un délinquant)déshonore la France en la faisant passer pour une république bananière ce qu'elle n'est pas.Le député Fillon est soupçonné d'avoir détourné de l'argent public durant une longue période et sur une échelle qui n'est pas négligeable (plus d’1 million d’euros).Le député Fillon est soupçonné d'entretenir de façon calculée,préméditée et systématique des relations intéressées avec des groupes d'intérêts (« conflits d'intérêts »).Le député Fillon est soupçonné d’avoir érigé le népotisme en système.Dès lors manifester sa désapprobation devient une nécessité,un devoir,une obligation politique et morale.Il y va de l’honneur de la République française et de sa réputation à l’étranger.En aucun cas la République française ne doit devenir un régime politique corrompu,méprisé et comparable à celui des régimes autoritaires.M.Fillon incarne cette décomposition de la démocratie française :il doit quitter la scène publique dans l’intérêt de la France.C’est aux citoyens d’en décider car les citoyens ne sont pas les sujets du « roi » Fillon.